C’est le printemps !

février 27th, 2009 by admin

Ici en tout cas, il approche ! Si l’un des temps forts de l’année japonaise est, au mois de mars, la floraison des cerisiers (sakura), où l’on festoye, parait-il, dans les jardins, et que nous allons manquer de peu, nous avons du moins pu en goûter les prémices. En effet, quelques semaines avant les cerisiers, fleurissent les pruniers du Japon. C’est déjà un beau spectacle, pastel et délicat, que l’on accueille dans les temples par des festivals :

Voici donc, pour oublier les derniers frimas, quelques photos fleuries. Et qui sait, peut-être jouerons-nous les hirondelles cette année et vous amènerons un bout de printemps dans nos bagages : nous rentrons dimanche !

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Hiroshima

février 27th, 2009 by admin

Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire sur Hiroshima (d’abord parce que mes compétences s’arrêtent en 1815 et puis surtout parce que je ne voudrais pas gâcher votre journée), mais la visite de la ville est tout de même assez forte pour mériter un petit mot. Le plus frappant est peut-être paradoxalement l’absence de traces, qui rappelle que la destruction fut presque totale. Ces maquettes reconstituent la ville avant le 6 août 1945, et après :

Très rares sont les bâtiments ayant soutenu le choc : seul a été conservé un dôme, dont la structure de fer déformée doit témoigner des ravages.

Les autres témoins matériels ont été rassemblés dans un musée, qui n’épargne rien au visiteur. Comme je préfère quant à moi préserver mon lecteur, je vous montrerai seulement deux photographies d’objets suffisamment parlantes à mon avis : une montre, arrêtée à 8h15, l’heure de l’explosion, et un panier repas comme en mangent tous les jours les Japonais.

Autour du musée et du dôme, comme une note d’espoir, on a construit un parc pour la paix : des arbres, des fleurs et des monuments symboliques, de l’urne pour les victimes à l’arche de la paix, avec au centre du parc, une flamme qui sera éteinte lorsque toutes les armes atomiques auront été détruites.

Les lieux ne sont pas fleuris par les visiteurs, qui préfèrent apporter, dans la tradition japonaise, des grues en papier, symbole de vie.

Pour le reste la vie a repris très vite à Hiroshima, qui ressemble à de nombreuses autres villes japonaises. On a reconstruit les bâtiments, monté un stade de base-ball (sport très apprécié ici), dont vous pouvez voir les éclairages juste derrière le dôme. Dans les jours suivant le bombardement, on a remis en circulation les tramways préservés, qui roulent encore aujourd’hui et semblent flambants neufs ! (ce modèle est de 1905 !)

On a également reconstruit le château, à l’identique, en bois, tuiles et pierres : on pourrait croire qu’il n’y a jamais eu d’année 1945…

Bref, on vit aujourd’hui normalement à Hiroshima, et on aime particulièrement aller le soir partager un okonomiyaki, crêpe épaisse remplie de plein de choses (notamment du chou) ici renforcée de nouilles (spécialité locale) : c’est une telle institution que tout un immeuble lui est consacré !

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SUMO !

février 25th, 2009 by admin

Mille cinq cents ans après sa création, le sport national japonais continue à  susciter un réel engouement. Le public se masse à chaque tournoi pour applaudir ses stars préférées. Sa longévité est peut-être en partie due à la fonction sociale qui semble avoir toujours remplie : parti d’un rituel religieux à l’origine, le sumo a pris la forme d’un entrainement militaire pendant les périodes troublées puis d’un divertissement populaire au retour de la paix. Aujourd’hui il semble être un lieu de rassemblement social et de fierté nationale. Un très grand stade en plein Tokyo lui est entièrement consacré et abritait en janvier l’un des plus importants tournois de l’année. Pendant quinze jours, les participants livrent un combat par jour, en commençant par les plus novices pour finir, le soir, par les plus gradés. Le vainqueur est celui qui aura remporté le plus grand nombre de combats.

Le “ring” se trouve au centre du stade, légèrement surélevé et surmonté par ce qui ressemble au toit d’un temple et rappelle les origines religieuses du combat. Les quatre poutres dépassant du toit symbolisent les quatre saisons. La rencontre se fait dans un anneau de 4,5 mètres de diamètres, matérialisé par une rangée de sacs de riz fichés en terre. Le principe est simple : il faut pousser son adversaire hors du cercle ou le mettre à terre. Quatre vingt deux manières de l’emporter sont aujourd’hui reconnues.

En coulisses, les sumos attendent leur tour : les combats ne durant généralement que quelques secondes, la concentration qui les précède prend tout son sens.

Puis, deux combats avant le leur, ils viennent attendre au bord du ring, à côté des juges (il n’a pas l’air sage ce beau bébé ? )

Juste avant le combat, le juge annonce le nom des participants dans une sorte de litanie que vous pouvez entendre dans le film que voici (c’est d’ailleurs son seul intérêt car on n’y voit rien si ce n’est que l’image est à l’envers !) : sumo

Commence ensuite la cérémonie, bien plus longue que le combat lui-même. Dans les photos qui suivent, elle est exécutée par un yokozuna, un sumo ayant atteint le plus haut grade et reconnaissable aux bandes blanches de sa ceinture. Il commence par frapper dans ses mains, pour attirer l’attention des dieux.

Puis, il étend ses bras et ouvre les mains pour montrer qu’il ne cache pas d’arme.

Enfin, il lève tour à tour ses jambes avant de les reposer pesamment afin de chasser les mauvais esprits.

Les plus gradés ont également le privilège, toujours dans un souci de purification, de lancer une poignée de sel sur le lieu du combat.

Ensuite seulement le combat peut commencer. Mais les sumos prolongent généralement ces mouvements, attendant le moment idéal pour se lancer, dans une limite de quatre minutes toutefois.

Vient alors le moment du premier choc, souvent important pour déstabiliser l’adversaire.

Les coups sont autorisés, sauf à certains endroits du corps…

mais généralement le sumo vient à bout de son adversaire en le poussant progressivement hors du cercle.

(vous pouvez noter à la mine de ceux qui sont en dessous que le sport n’est pas sans danger pour les spectateurs du premier rang !)

Comme chacun pousse dans son sens, il arrive que le combat reste statique quelques instants (à moins que ce ne soit pour le plaisir du câlin ?)

Mais généralement l’un de deux combattants est très vite déstabilisé, surtout lorsqu’il y a une forte inégalité de poids. Il n’y a pas en effet de catégorie de poids : il peut donc arriver qu’un sumo doive affronter un adversaire pesant deux fois comme lui !

Bien sûr, ce n’est pas systématiquement le plus gros qui gagne, mais enfin, tout de même, David ne combattait pas à mains nues…

Lorsque l’un des deux combattants donc est à terre ou hors du cercle, le juge prononce le résultat en pointant de son éventail le côté du vainqueur. Les deux sumos, après avoir salué,(non, pas comme sur la photo, là c’est juste le vainqueur qui nargue sa victime), laissent alors la place aux combattants suivants.

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Promenade chez les samuraïs

février 24th, 2009 by admin

Près de Miyajima est la petite ville d’Iwakuni, qui a conservé une partie de l’ancien quartier des samuraïs. Ce qui reste aujourd’hui est assez décousu : une maison, un temple, un cimetière, un pont… Mais le tout se trouvant entouré d’eau et de végétation habitée, la promenade y est agréable.

Bien sûr, au centre du quartier se dresse un temple, entouré d’arbres et d’étangs, et peuplé de chats.

A l’écart, sur la colline, trône le château :

Et près du temple une ancienne maison de samuraïs continue à témoigner de la vie qu’on y menait :

Si cette maison est aujourd’hui un simple musée en plein air, les descendants des samuraïs utilisent toujours le cimetière ancien, où elles bénéficient de secteurs démarqués.

Mais la ville semble aujourd’hui connaître également des activités plus pacifiques, telle la culture du bambou :

Cette bambouseraie pousse au pied de la rivière qui traverse Iwakuni et sépare le quartier des samuraïs du reste de la ville.

Les samuraïs pouvaient tout de même franchir le cours d’eau qui les mettaient ainsi à l’écart grâce à un pont, datant du XVIIe siècle, et qui est l’un des plus célèbres du pays. Pour éviter les fréquents effondrements dus aux crues, ses arches passent très haut au-dessus d’immenses piles de pierres, tellement qu’on a construit des marches pour en faciliter l’ascension!

Le stratagème s’est révélé insuffisant, et il a fallu reconstruire plusieurs fois le pont, heureusement à l’identique, si bien que par certains dimanches, on s’y prend à rêver encore au temps des samuraïs.

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En traversant le Japon

février 23rd, 2009 by admin
De Tokyo à Hiroshima, 900 km, soit quatre heures de Shinkansen qui offrent l’occasion de traverser une partie du pays, le coeur de son île principale. En fait, on suit longtemps la mégalopole, comme une longue banlieue qui n’en finit pas. Les habitations ne sont pas très hautes, souvent des maisons à un étage, mais elles se collent les unes aux autres et sont aussi souvent mêlées aux usines. Ainsi, pendant tout le début du trajet, la présence de la nature se limite au seul Mont Fuji.

Avant les champs, dès que la place se fait moins rares ce sont les grandes usines qu’on voit apparaître. On croise nombre des entreprises symboliques du Japon, de l’électronique à la brasserie :



Puis, dans un décor de plus en plus montagneux, les jardins et les serres se font plus fréquents.

Enfin viennent les champs, jamais bien loin des habitations.

Finalement, l’occupation reste continue entre deux grandes villes, et l’on ne reconnaît celles-ci qu’à la hauteur des bâtiments ou à la recherche architecturale (ici Nagoya) :

Il est vrai que le plus gros des constructions ne brille pas par son esthétique, en dehors des temples, dont on voit parfois dépasser les toits :

Certaines incongruités ne font cependant pas regretter la simplicité générale !

Ce n’est qu’en arrivant vers le fin du voyage que les habitations se dispersent un peu pour laisser la place aux champs (de riz) et aux montagnes (enneigées) :

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Bonus

février 22nd, 2009 by admin

Voici une vidéo prise cet été lors d’un petit festival à Okinawa . Je n’étais pas parvenue alors à la télécharger, mais quelqu’un de plus compétent a résolu le problème ! La qualité est très mauvaise, bien sûr, c’est filmé au téléphone portable. Mais elle donne tout de même une petite idée de l’ambiance et des chants traditionnels d’Okinawa. Pour voir, cliquez sur :

okinawa

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Sanctuaire flottant

février 21st, 2009 by admin

Dernier article sur Miyajima, cette petite île sacrée en face d’Hiroshima, mais le plus important. Au coeur de l’île se trouve en effet un sanctuaire, fondé au Ve siècle (la forme actuelle date du XIIe siècle). Mais l’île étant sacrée, le commun n’avait pas le droit d’y poser le pied : le temple a donc été construit sur pilotis, et on y accédait par bateau, en franchissant un portique (torii) élevé par la force des choses dans la mer. Ainsi le sanctuaire semble réellement flotter (enfin, surtout à marée haute !), pris entre la forêt et la mer.

En agrandissant les deux dernières photos, vous pourrez apercevoir un spectacle très rare à Miyajima : des flocons de neige voler autour du sanctuaire.

Un peu à l’écart, sur la colline, une pagode de cinq étages, construite en 1407 vient compléter l’ensemble. A côté se trouve un grand bâtiment, le “pavillon aux mille tapis” (le tapis, ou tatami, est au Japon une mesure de superficie). Celui-ci, construit au XVIe siècle, est resté inachevé : il n’est donc pas peint, ce qui accentue encore ses dimensions et celles, imposantes, de sa charpente.

Mais tout cela n’est qu’accessoire : la star de Miyajima c’est le torii flottant, qui est considéré comme l’un des trois plus beaux paysages du Japon. Conséquence immédiate et évidente, c’est l’un des sujets les plus photographiés du pays, ce qui n’est pas peu dire ! Voici d’ailleurs la queue pour se prendre en photo avec le torii en arrière plan :

Nous avons sacrifié à la coutume : le voici de jour…

de nuit…

et à marée basse…

Amère déception : il ne flotte pas vraiment ! Mais on peut se consoler en allant le toucher :

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Les îles de la mer du Japon

février 15th, 2009 by admin

Le sommet de l’île de Miyajima se dresse fièrement à 500 m d’altitude. Il n’empêche, cela suffit pour avoir une superbe vue sur la mer du Japon et ses nombreuses îles. Les voici en vrac, je ne les nomme pas, vous pouvez juste voir sur la première la baie d’Hiroshima et ses parcs à huîtres.

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Si vous voulez vous donner la peine d’entrer

février 12th, 2009 by admin

Vous rappelez-vous cette photographie publiée sur la page “curiosité” ?

Voici enfin l’explication promise. Si les Japonais peuvent éprouver le besoin de livrer le mode d’emploi d’un siège de toilettes, c’est que la version japonaise traditionnelle se rapproche davantage du modèle turc, mais en plus étroit et dans l’autre sens. Bon, je vous passe l’illustration :o)

Ce dessin reste quand même étonnant dans la mesure où les Japonais ont en parallèle non seulement adopté, mais perfectionné nos sièges occidentaux. Ils fabriquent en effet des cuvettes chauffantes électroniques, aux multiples fonctions plus indispensables les uns que les autres (bidet, bruit de source…) :

(il y en a même qui fonctionnent grâce à une télécommande fixée sur le mur !)

En fait, les traditions japonaises sont bien différentes des nôtres pour tout ce qui concerne la salle d’eau en général. Le bain est au Japon une véritable tradition culturelle. Il s’est longtemps pris dans des bains publics, le soir après le travail. S’il reste encore un grand nombre de ces bains, toujours très fréquentés, la plupart des familles ont aujourd’hui leur propre salle d’eau, calquée sur le modèle de ces bains publics. La baignoire n’est pas forcément très longue, mais très profonde. L’eau n’en est pas changée à chaque bain, ce qui implique qu’on recouvre la baignoire pour la garder chaude, et qu’on se lave très soigneusement avant d’entrer dans le bain !

Il y a donc toujours une douche à côté de la baignoire. Cette douche ne comporte pas de bac, l’eau s’évacue par le sol. Principale originalité : on se lave assis, sur de petits tabourets en plastique (position absolument ridicule pour un format occidental…). Il faut bien frotter, et surtout bien se rincer : il ne doit pas y avoir la moindre trace de savon dans le bain. Pour l’avoir expérimenté, je peux dire que les Japonaise ne passent pas moins d’un quart d’heure à se récurer sur le tabouret (ce qui m’a permis de me laver trois fois de suite… ben oui, je ne pouvais pas rester moins longtemps qu’elles et risquer de passer pour une crasseuse pollueuse de bain…).

Ensuite, on peut enfin entrer dans l’eau, qui est généralement très très chaude, il est d’ailleurs conseillé d’en sortir régulièrement pour se rafraîchir. Les photos ont été prises dans une salle de bain familiale, mais beaucoup de bains sont en extérieur, dans de jolis jardins, surtout si l’eau provient d’une source chaude naturelle (les onsen).

Sortons maintenant de la salle de bain, pour voir un peu le reste de la maison japonaise traditionnelle. Mais attention en sortant : tout comme les tabourets, les portes ne sont pas adaptées à qui dépasse le mètre soixante quinze…

Tout le mobilier est d’ailleurs un peu petit : le lit normal pour deux personnes fait par exemple 1,20 m de large… Du coup, à l’hôtel on demande des chambres avec tatamis ! La pièce est alors entièrement recouverte de ces tapis de paille de riz (interdiction d’y entrer en chaussures : il y a une antichambre où laisser sacs et chaussures). Les murs sont en bois et les ouvertures (portes, placards…) en papier sur une armature de bois léger : ces cloisons ne s’ouvrent pas mais coulissent. C’est beau, très pur et fort rassurant en zone sismique. Seul petit inconvénient : l’isolation… Autrement dit, il fait dans les maisons japonaises un froid de canard. D’autant qu’il n’y a pas de vrais systèmes de chauffage mais des souffleries qui font aussi climatisation, qui chauffent certes bien, mais souvent trop et dans le bruit… Enfin, heureusement qu’elles sont là !

Et comme on dort sur le sol on peut aussi avoir des tapis chauffants, comme celui qu’on voit sou cette table :

Cette table basse constitue à peu près le seul mobilier de la pièce, avec parfois un paravent. On s’assoie sur des coussins et on dort sur des matelas très fins et tout mous (en même temps, le sol dessous est assez dur…), qui sont rangés dans des placards pendant la journée. Le soir, il faut donc pousser la table et sortir matelas et couettes, pour un résultat finalement très confortable (même pas mal au dos !). Ca n’a pas l’air doux ?

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Coucher de soleil sur le mont Fuji

février 8th, 2009 by admin

Un petit article gratuit, sans texte, juste pour le plaisir des yeux…

Note pour les curieux : ces photos ont été prises au 60e étage d’un immeuble d’Ikebukuro, comme la plupart de celles de l’article précédent. Et pour ceux qui aiment et qui n’auraient pas encore remarqué : on a créé une page spéciale mont Fuji !

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