De l’eau

septembre 9th, 2008 by admin

Bon, en ce moment toute évocation de l’eau au Japon nous ferait plutôt penser à cela :

Notre future collection de parapluies si nous continuons à nous faire avoir à chaque sortie…

Ce qui ne va pas s’arranger tout de suite, la saison des typhons approchant… Mais voici en attendant quelques photos d’une eau plus clémente, ou disons plus disciplinée. L’eau est en effet omniprésente dans les jardins de Kyoto, bien que toujours discrète. Ces jardins sont construits comme des paysages réduits, des sortes de microcosmes ordonnés autour d’un petit nombre d’éléments naturels savamment agencés : des arbres, des pierres, et bien sûr de l’eau, sous la forme d’un ruisseau…

Le jardin du palais Nijo à Kyoto

Le jardin du palais Nijo à Kyoto

Le jardin du Pavillon d'argent à Kyoto (Ginkakuji)

Le jardin du palais d’argent à Kyoto (Ginkakuji)

… d’un étang….

Le jardin du temple Heian à Kyoto

Le jardin du temple Heian à Kyoto

… ou d’une cascade…

Le jardin du Nanzen-in à Kyoto

Le jardin du Nanzen-in à Kyoto

Au-delà de ces concepts philosophico-artistitico-fumeux, et de ses vertus apaisantes, l’eau présente certains avantages. Déjà, elle permet grâce au jeu des reflets de mettre en valeur les temples (et d’en doubler à peu de frais la surface dorée !) :

Le pavillon d'or à Kyoto (Kinkakuji)

Le pavillon d’or à Kyoto (Kinkakuji)

Et puis accessoirement cela amène un peu de vie !

Différentes variétés de nénuphars dans le jardin d'Heian

Différentes variétés de nénuphars dans le jardin d’Heian

NB : pour ceux qui dénieraient à ce pauvre animal aquatique toute qualité esthétique, je précise que la carpe est au Japon, et plus généralement en Asie, le symbole du courage et de la persévérance.

Il existe également des jardins dits secs, ou zen, uniquement constitués de pierres avec par endroits de rares arbres élagués. Un bel exemple avec celui de Ginkakuji à Kyoto :

Oui mais voilà, les graviers sont plus faciles à ratisser humides… Alors, même là, on arrose !

L’eau joue également dans les temples un rôle purificateur. Passé le portique (tori), on rencontre toujours un bassin, alimenté par une rigole, sur lequel sont posés des sortes de longues louches de bambou. Le rite consiste à asperger successivement chacune de ses mains de l’eau puisée avec la louche de l’autre main. Le style même de ces bassins renvoie à cette fonction purificatrice, qui passe par la recherche de lignes pures et de matériaux naturels.

Enfin, l’eau peut être l’objet même du sanctuaire. Au Kiyomizudera de Kyoto (littéralement “temple de l’eau pure”), on vient boire depuis douze siècles l’eau d’une source sacrée censée apporter longévité et santé.

Forcément, ça ne garantit pas contre la maladresse...

Il n’est pas dit ça ne garantit pas contre la maladresse…

Bien sûr, nous avons sacrifié au rituel…

…verdict dans 80 ans !

Posté dans Visites hors Tokyo

One Response

  1. Olivier P.

    Salut !
    Superbe ce carnet de voyage, j’espère que vous continuerez à l’alimenter à ce rythme pendant tout votre séjour. A bientôt.
    Olivier

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