L’assassinat des ours blancs à Tokyo

octobre 4th, 2008 by admin

Pourquoi, chaque fois que nous allons faire des courses, nous semble-t-il entendre un bruit sourd de craquement de banquise suivi du gros plouf d’un ours blanc dans l’eau réchauffée ? Ce n’est pourtant pas faute de les faire à pied, ces courses… Le problème résiderait plutôt dans le goût absolument anti-écologique des Japonais pour les emballages gigognes.

Un petit aperçu, un jour de ravitaillement classique chez une fameuse marque japonaise. A première vue, le sac en papier bien rempli, c’est plutôt écolo. Notez quand même le scotch rouge sur l’anse qui scelle la fin des achats dans tous les magasins par ici.

Mais que cache ce beau en sac papier ?

Des objets fragiles et précieux ? En fait, du savon et du sel pour environ 3€… Mais le verre ça casse, et par ailleurs on ne mélange pas les torchons et les serviettes (enfin, les cosmétiques et l’alimentaire) !

Et encore, ce sont ces produits ne sont pas trop enveloppés. Mais la norme est plus proche de cette soupe déshydratée : trois emballages plastiques pour 15 gr. de produit (un demi bol) !

Mouais, c’est de l’instantané une fois qu’on a pris le temps de déballer !

Bref, je me suis dit que si on continuait ainsi, on allait les retrouver dérivant à Tsukuji, ces ours… Donc, j’ai tenté une première solution facile et évidente : le sac à courses en tissu.

Que nenni ! C’était sans compter sur la conscience professionnelle de la caissière du supermarché. Elle a vu mon beau sac en tissu, et voilà le résultat :

Eh ! oui, même les barquettes et le malheureux nashi ont eu droit à leur emballage plastique individuel… Pauvres ours, quand même…

Posté dans Pratiques d'aujourd'hui

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