Sanctuaires de Nikko

décembre 28th, 2008 by admin

Bon, c’est bien gentil les bars bizarres et les promenades bucoliques, mais on n’est pas là juste pour rigoler ! Alors un peu de sérieux tout de même : voici un article culturel ! Mais attendez avant de fermer l’onglet : c’est probablement ce qu’on a vu de plus beau jusqu’ici. Et puis vous pouvez juste regarder les images :o)

Le Tosho-gu

Je vous avais donc dit que Nikko avait été fondée au VIIIe siècle par un moine bouddhiste. Ce n’est pourtant qu’au XVIIe siècle que la ville s’est vraiment développée, lorsque le grand seigneur Ieyasu Tokugawa, après avoir pris le contrôle de tout le pays, fondé une dynastie qui dura 250 ans et installé sa capitale à Edo (Tokyo), se fit inhumer en 1617 sous les cèdres de Nikko. Sa sépulture fut transformée vers 1635 en un véritable mausolée, le Tosho-gu. C’est son petit-fils Iemitsu qui commanda les travaux, qui demandèrent deux ans de travail à environ 15 000 artisans. Mais le résultat est à la hauteur des ambitions. Le Tosho-gu se distingue de loin grâce à sa pagode de cinq étages qui s’élève au-dessus des bois.

La pagode est à l’extérieur du sanctuaire proprement dit, qui est constitué d’un ensemble complexe de bâtiments.

A l’entrée se trouvent les entrepôts, remarquables par leurs sculptures de bois peintes, dont certaines représentent des éléphants (enfin presque !).

A côté de ses entrepôt, l’écurie sacrée est célèbre pour ces sculptures allégoriques de singes, notamment celle qui symbolise le principe de l’école bouddhiste Tendai : “je ne dis pas le mal, je ne vois pas le mal, je n’entends pas le mal”.

Ces entrepôts sont séparés du mausolée par une porte au très riche décor sculpté d’inspiration chinoise.

Il faut encore franchir une dernière porte pour arriver au coeur du sanctuaire. Celle-ci est la plus difficile à passer, non parce qu’elle est la dernière, mais parce qu’elle est surmontée d’un petit chat célèbre dans tout le Japon (”kawai”!), que tout le monde s’arrête pour photographier…

Le Taiyuin-byo

Iemitsu, le petit fils responsable de ces travaux (et aussi de la fermeture du Japon au commerce extérieur pendant 250 ans) ne s’est pas oublié : son propre mausolée, le Taiyuin-byo, a été construit quelques mètres plus loin en 1653. Il est bâti sur un modèle similaire, mais d’une taille plus petite et au milieu de la forêt. On y entre également par une porte chinoise, gardée par deux dieux guerriers.

Derrière la porte se trouve comme toujours la fontaine sacrée, pour se purifier par le lavage des mains et de la bouche.

On franchit ensuite une deuxième porte, protégée cette fois par quatre esprits gardiens.

On passe alors entre deux tours, la Tour du Tambour (associée à la naissance) et la Tour de la Cloche (associée à la mort).

Juste derrière ces tours se dresse une troisième porte aux riches dorures.

Vient ensuite la dernière porte, encore plus somptueuse : ornée de dragons et de lions, elle est recouverte d’or et de laque noire.

Elle mène au coeur du sanctuaire et à l’entrée du tombeau.

 

Posté dans Visites hors Tokyo

Leave a Comment

Please note: Comment moderation is enabled and may delay your comment. There is no need to resubmit your comment.