Tokyo vue du ciel

février 4th, 2009 by admin

On aime bien, à Tokyo, les hauts buildings qui offrent au dernier étage une vue imprenable sur toute la ville, et au-delà. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à aimer ces panoramas, les Japonais en ont fait une véritable attraction. L’ascension fait même pour eux partie du plaisir, du moins au vu de la décoration pas du tout kitsch des ascenseurs…

On peut tout de même noter la réussite technique : 600 m/min, c’est pas si mal !

Les photos de cet article ont été prises vers le 60e étage d’immeubles des quartiers de Shinjuku et Ikebukuro, au nord de la ville (quartiers dédiés aux affaires et aux divertissements). Voici justement une vue générale de Shinjuku, suivie du quartier pris depuis sa plus haute tour :

Rassurez-vous, il y a des immeubles ailleurs aussi ! Pour preuve :

Au-delà, l’étendue de la ville donne un peu le vertige  : c’est simple, on n’en voit pas la fin…

Le spectacle est encore plus impressionnant la nuit, quand chaque construction se décompose en une série de petites lumières :

On peut alors enfin voir où la ville s’arrête : à la mer (c’est-à-dire, sur la photo suivante, à la baie de Tokyo qui est la seule partie non éclairée, à l’arrière-plan - il faudra peut-être cliquer pour agrandir) :

Avec une telle densité, il faut profiter de toute la place disponible : à Tokyo, on trouve d’immenses centres commerciaux en sous-sol, des restaurants aux étages et même des tennis sur les toits.

Il reste quand même des espaces disponibles, pour les trains, les routes et surtout pour les parcs :


Et enfin, comme on peut le voir sur la dernière photo, tout l’espace n’est pas occupé par des immeubles : les grands immeubles se trouvent en fait le long des rues principales, formant comme des carrés remplis de petites maisons.


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Vous prendrez bien une petite gâterie ?

février 1st, 2009 by admin

Le haricot rouge est à la base de presque toutes les spécialités sucrées du Japon, généralement sous forme d’une pâte servant à fourrer un gâteau dont le goût et la forme varient selon les régions : une boule de pâte de riz (mochi) à Tokyo, un triangle de crêpe à la cannelle à Kyoto, et une gaufre en forme de feuille d’érable à Hiroshima. Cette dernière offre un avantage non négligeable : la fabrication en est facile à automatiser. En voici tous les secrets !

1- Graisser le moule au pinceau :

2- Verser la première couche de pâte à gaufres :

3- Déposer la pâte de haricots rouges :

4- Verser la deuxième couche de pâte à gaufres :

5- Retourner la gaufre :

6- Quand c’est cuit, ouvrir le moule et retirer les gâteaux !

Et voilà la machine en entier : (bon, si ça vous tente, je pense que c’est aussi faisable avec un bête gaufrier !)

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Bestiaire de Miyajima

janvier 29th, 2009 by admin

Aujourd’hui, un petit documentaire animalier destiné à ceux qui en ont assez des feuilles rouges, aux insomniaques, aux enfants, et même aux curieux bucoliques. En effet, contrairement à ce qu’une âme malveillante aurait pu vous faire croire, il subsiste au Japon quelques espèces plus sauvages que le caniche à couettes en chaussettes. Nous avons pu observer quelques spécimens dans leur milieu naturel sur la petite île de Miyajima (en face d’Hiroshima, environ 900 km au sud ouest de Tokyo), sacrée pour les shintos depuis l’Antiquité. Il est interdit d’y naître ou d’y mourir (dans la mesure où l’on choisit, certes, mais il n’y a du moins ni cimetière ni maternité), mais aussi d’y arracher un arbre. L’île est donc entièrement couverte d’une forêt, dont les habitants ne semblent pas trop craindre les hommes. Trêve de discours, voici les stars, et pour commencer, les daims. Ils ont l’air dans leur élément, non ?

S’ils sont au moins aussi nombreux qu’à Nara, ils sont plutôt moins collants… à condition de ne pas les attirer par de bonnes odeurs. Car le daim alléché par le fumet du mochi (pâte de riz) grillé n’abandonne pas facilement sa proie et ne s’avoue jamais vaincu, dût-il se contenter de l’étiquette à bagage :

Et si, il l’a avalé ! Plus placide : la carpe, a fortiori quand elle dort (oui, il fait jour, et alors : une carpe ne peut pas faire la grasse matinée ? )

Il y en a d’autres qui ont dû faire la grasse matinée après avoir bien vadrouillé la nuit :

Aux bêtes à plume maintenant, de la plus petite à la plus grande :

Plus original : au centre de l’île se dresse la petite montagne Misen (qui se hisse tout de même à 500m !), sur laquelle vivent de nombreux singes. Certains d’entre eux, bien qu’en liberté, sont nourris par les hommes et donc assez faciles à approcher :

Un peu facile, je l’admets, mais je n’ai pas pu résister :o) Pour me faire pardonner, je finis sur  un peu  de grâce avec le ballet aquatique de l’aigrette :

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Objets d’art

janvier 26th, 2009 by admin

Nous avons passé une très bonne après-midi au musée national de Tokyo, qui renferme de magnifiques collections d’objets d’art japonais. Rassurez-vous, je vous épargne tout cela, voici juste quelques photos des pièces que nous avons trouvées les plus belles.

Des kimonos anciens :

Des rouleaux peints :

Deux boîtes en bois laqué (la seconde sert à ranger le matériel d’écriture) :

Deux statues de temples :

Deux dragons articulés en métal (ils étaient fabriqués au XVIIIe par les armuriers au chômage technique en temps de paix !) :

Et pour finir, deux objets chinois : une assiette en nacre et …

… une surprise pour celui qui trouvera la fonction du dernier objet (indices (?) : c’est de la céramique peinte, et ça mesure à peu près 15×10x5 cm) !

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Cuisine coréenne

janvier 20th, 2009 by admin

Nous n’avons eu tant d’occasion de manger coréen, mais nous avons beaucoup croisé de vendeurs de rue. On peut manger à Seoul pour un euro dans la rue ! Le snack le plus répandu semble ici être le poulpe séché, et toutes sortes de dérivés, qu’on trouve jusque dans le métro !

Mais par ces grands froids on peut aussi trouver des plats chauds, qu’on peut manger sur place, en se serrant près des baraques fumantes.

Les becs sucrés, comme diraient nos cousins du Québec, peuvent aussi se réchauffer grâce aux gaufres aux haricots rouges (très efficace : une langue brûlée pendant 24h :o) ).

Beaucoup moins tentant, près du marché aux puces, le ragoût qui cuit dans la rue, ou pire, qui attend de cuire…

Bon, n’allez pas croire que la cuisine coréenne s’arrête là. En fait, c’est une gastronomie très fine, mais je n’en connais pas assez pour vous en dire davantage, sinon que nous avons fait un repas traditionnel : voici la photo prise avant de commencer.

Sur le grand plateau de gauche, ce sont de toutes petites crêpes entourées de la garniture, à tremper dans la sauce. Pour le reste, ce sont essentiellement des condiments, notamment du kimchi, chou mariné épicé. Viennent ensuite plein de petits plats (poissons, boeuf, soupes…) : résultat sur la photo qui suit le repas !

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Contrefaçon organisée

janvier 19th, 2009 by admin

Seoul est réputée auprès des Japonais pour la cuisine (particulièrement le kimchi) et le shopping. Il est vrai qu’on y trouve de beaux magasins et la plupart des marques à plutôt bon marché (surtout quand le won est bas comme aujourd’hui !). Mais ce n’est pas tout : en face de ces boutiques, vous trouverez des produits fort ressemblants, aux noms légèrement détournés et aux logos étrangement proches… Bref, les contrefaçons courent les rues de Seoul, des magasins institués aux baraques ambulantes, installées jusque devant le commissariat de police… Nous avons ainsi croisé des vêtements de sport “The red face” (pour The North Face), des sacs “Garfield” (pour Kipling), un tailleur “”Dormel (pour Dormeuil)…

… et même un magasin “Tommkins “, situé juste en face d’un Tommy Highfilger !

Il existe même un quartier, Dongdaemun, sorte d’immense marché aux puces, où nous n’avons vu que des contrefaçons !

Et vous pouvez vraiment tout trouver : même un faux Chanel pour votre toutou préféré ! (à condition toutefois que ce ne soit pas un labrador, mais on fait face à la même injustice concernant les vêtements pour femmes :o) ).

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Royal

janvier 17th, 2009 by admin

Séoul compte, pour une raison de nous inconnue, plusieurs palais royaux. La plupart ont été détruits pendant l’une des occupations japonaises (surtout fin XVIe), mais fidèlement reconstruits. Les deux plus grands se trouvent tout au nord de la ville, juste au pied des montagnes. Ils s’étendent sur une grande superficie, en plusieurs bâtiments aux fonctions distinctes. Bien que n’ayant pas compris toutes les subtilités d’organisation, nous avons été franchement séduits par cette architecture de bois, ces jeux et couleurs et de toits de tuile.

Le plus ancien en l’état est celui de Changdeokgung, construit en 1405 et rebâti dès le début du XVIIe, puis utilisé jusqu’à la fin du XIXe.

le portique d’entrée

la salle de réception (le roi reste à l’intérieur, les officier attendent au bas des escaliers)

des toits de tuile (le bâtiment qui est vernissé de bleu servait à traiter les affaires importantes)

la salle du trône : extérieur…

… et intérieur

deux bâtiments servant sans doute à quelque chose…

la bibliothèque (la grande porte est réservée au roi, les officiers doivent passer par les deux petites de part et d’autre)

un étang

détail d’un toit de tuiles

Le second, quoique plus grand, n’a été reconstruit qu’au XIXe siècle avant d’être de nouveau endommagé par l’occupation japonaise entre 1910 et 1945…

le portique de l’entrée

des gardes en costume traditionnel, à l’entrée

la salle de réception (les petites bornes indiquent le point où doivent s’arrêter les officiers en fonction de leur grade, un messager allant porter leur requête au roi dans le bâtiment)

une des nombreuses sculptures de pierre de ce palais

détails des toits

la salle du trône : extérieur…

… et intérieur

les murs du jardin, en marqueterie de briques

un étang, où l’on amenait les visiteurs étrangers pour admirer la vue (pas mal en effet !)

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Tintins reporters en Corée

janvier 13th, 2009 by admin

Certains passent leurs vacances sur la plage ou au ski, d’autres préfèrent les no man’s land. Mais pas un joli coin de désert aménagé pour les touristes, non, une vraie zone vidée d’hommes pour raison de guerre. Quelle drôle d’idée que voilà… certes, mais il aurait été dommage de ne pas profiter de notre séjour à Séoul pour aller voir la zone démilitarisée (DMZ pour les intimes anglophones) qui sépare la Corée du Sud et la Corée du Nord. Petit rappel pour ceux qui n’étaient pas nés ou qui ont séché les cours d’histoire en terminale (c’est pas bien, ça) : suite à l’invasion de la Corée du Sud par la Corée du Nord en 1950, les deux pays ont connu trois ans de guerre jusqu’à l’armistice de 1953, qui a établi autour de la frontière une zone tampon de quatre kilomètres de large (deux de chaque côté), s’étendant sur toute la largeur de la péninsule. De part et d’autre de cette zone sans soldats, les deux pays ont installé un nombre impressionnant de barbelés et de postes militaires, en faisant une des frontières les plus armées au monde… Mais ces deux kilomètres de territoire ne sont pas complètement perdus pour la Corée du Sud, qui y organise des excursions touristiques bien rodées. Nous voilà donc embarqués au petit matin dans un car de Japonais, munis de l’équipement indispensable (un gros pull et un appareil photos) : qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour vous faire un beau reportage !

Si les dentelles du car ne mettent pas immédiatement dans l’ambiance, la route s’en charge assez vite qui est, dès la sortie de Séoul, entièrement bordée de barbelés avec des postes militaires à intervalle assez serré. Il s’agit vraisemblablement d’empêcher une invasion par la mer (on est ici à l’embouchure d’un fleuve).

La situation est de plus en plus claire à mesure qu’on s’approche de la zone démilitarisée : postes de contrôle, ovnis (vraisemblablement ce n’était pas le traineau du père Noël), bas-côtés minés…

… jusqu’aux postes qui longent la ligne de délimitation de la DMZ et dissuadent de la franchir :

L’ambiance se fait cependant toute différente lorsque le car nous dépose sur un grand parking, où attendent déjà un bon nombre de bus, entre des manèges et une boutique souvenirs ! Cette première pause (minutée, soit disant pour des raisons de sécurité…) doit nous permettre de découvrir le “pont de la liberté”, construit en 53 pour l’échange des prisonniers. Ce pont est aujourd’hui bouché par un mur, couvert de messages appelant semble-t-il à la paix et à l’unité.

A côté de ce pont, des Sud-Coréens séparés de leur famille par la frontière on construit un genre d’autel en signe d’espoir, où, si j’ai bien compris, ont lieu des célébrations en chaque début d’année.

Mais le paysage alentour contraste avec cet optimisme et rappelle que la situation est encore très tendue :

Les quatorze minutes étant écoulées, nous remontons dans le car pour la deuxième visite. On nous amène cette fois à un tunnel creusé par les Nord-Coréens en direction du Sud, vraisemblablement dans un but d’invasion afin de passer au-delà de la zone démilitarisée et minée (même s’ils affirment qu’il s’agit d’une mine de charbon et ont déposé de la peinture noire sur les parois pour rendre la chose plus crédible !). Il y aurait une vingtaine de tunnels de ce type : les Sud-Coréens n’en ont pour l’instant découvert que quatre (dans les années soixante dix), dont certains arrivent à seulement cinquante kilomètres de Séoul. Comme les photos sont interdites dans le tunnel, on ne peut vous montrer que l’entrée et le plan (commenté ici par notre guide coréenne). Notez quand même la belle côte qu’il a fallu descendre, et surtout remonter à pied ! A l’intérieur c’est juste un boyau, large comme deux hommes et haut comme un, mais un petit (heureusement pour la tête à tintin on nous avait fourni des casques !).

Sur l’esplanade devant le tunnel, encore un monument appelant à l’unité… et aux photographies des touristes japonais, dirait un cynique. Il est d’ailleurs assez ironique d’imaginer tout l’argent gagné par la Corée du Sud à faire visiter ce tunnel patiemment creusé par les soldats communistes du Nord… Mais là, il vaudrait vraiment être très très cynique pour parler de coopération économique…

La troisième étape nous mène juste à l’entrée de la zone démilitarisée, sur la montagne Dora et son observatoire. Certes, on peut profiter du beau panorama sur les montagnes, mais l’observatoire permet surtout d’offrir aux curieux un regard sur la Corée du Nord (qui est actuellement complètement fermée aux touristes).

On peut voir un morceau de l’autoroute reliant les deux pays et constater qu’elle n’est guère fréquentée :

Elle sert toutefois pour les produits industriels, fabriqués depuis peu à bas coût dans le Nord grâce à des capitaux du Sud (il s’agit cette fois d’un véritable accord de coopération économique signé en 2000), dans des complexes industriels comme celui-ci :

Quant à la Corée du Nord, on ne peut en fait que l’apercevoir au loin :

On voit par contre très nettement son drapeau, en haut d’une tour construite pour le hisser plus haut que celui de la Corée du Sud qui lui fait face… En fait, on voit surtout la tour, car le drapeau est trop lourd pour flotter… Les immeubles qui se trouvent au pied de la tour seraient en fait inhabités, simplement destinés à faire croire que la zone est occupée (il paraît même que toutes les lumières s’allument tous les soirs à la même heure).

Le car s’arrête ensuite une dernière fois, à la gare de Dora. Très grande et moderne, celle-ci a été construite il y a quelques années en prévision d’un éventuel futur trafic ferroviaire entre le Nord et le Sud. Elle n’a jamais servi et n’est aujourd’hui fréquentée que par les touristes (qui peuvent y venir en train de Séoul, mais n’ont pas le droit d’y descendre, le train faisant immédiatement demi-tour).

Si elle est si grande, c’est que le gouvernement a l’espoir qu’elle puisse un jour être un noeud important du trafic ferroviaire eurasiatique par un prolongement du transsibérien. Le projet n’est pour l’instant qu’à l’état de carte :

Par contre, la gare n’a pas pour but de desservir la région, qui est pour ainsi dire inhabitée. La DMZ ne compte en effet qu’environ 500 habitants (côté sud en tout cas), regroupés à Union Village, une ancienne base américaine. Ces personnes sont triées sur dossier par le gouvernement pour venir vivre ici, où elles sont exemptées d’impôts et des deux ans de service militaire. Il faut bien ça pour aller cultiver des terres en zone minée… Nous n’avons qu’aperçu de loin ce village :

Mais cette désertification aurait du bon, puisque la DMZ est paraît-il devenue une sorte de réserve naturelle, où sont réapparues plusieurs espèces de plantes et d’animaux. Voici donc, pour finir sur une note positive, quelques uns des nombreux volatiles que nous y avons vus :

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Maison sucrée maison

janvier 9th, 2009 by admin

Les Coréens, qui semblent, à juste titre, très fiers de leur art de vivre, ont réussi à préserver à Seoul plusieurs maisons traditionnelles. Bien qu’il s’agisse surtout de demeures royales, donc particulièrement luxueuses, elles donnent une bonne idée de la vie quotidienne. Certaines de ces maisons se trouvent à l’intérieur du palais de Changdeokgung et auraient été habitées jusqu’en 1989 (ce que j’ai quand même du mal à croire…). Elles forment un ensemble sobre mais très élégant et utilisent beaucoup le bois, notamment pour les poutres et les claies des fenêtres.

Ces maisons avaient des toits de tuiles, ouvragées aux extrémités. Bien sûr, celles du commun se contentaient de chaume.

D’autres maisons du même type ont été déplacées et regroupées au Namsan Hanok Village. Meublées, elles sont censées reconstituer les anciennes pièces… Comme je n’y connais rien, je ne fais que transmettre : je ne sais pas si c’est juste, mais au moins c’est joli !

Voilà déjà l’aspect extérieur. La maison est surélevée par rapport au sol, ce qui permet de placer un foyer sous le sol. Le feu brûle à l’extérieur mais un ingénieux système (tellement ingénieux que je ne l’ai pas compris) permet de diffuser la chaleur dans toutes les pièces. Ce système de chauffage expliquerait à lui seul qu’on vive, qu’on mange et qu’on dorme à même le sol (on n’entre pas avec ses chaussures, il faut les laisser sous le rebord du toit).

Il faut dire qu’il fait très très froid en Corée, et que, comme isolant, on a fait mieux que les cloisons de bois et de papier… D’autant qu’elles sont mobiles, afin de pouvoir les retirer pour faire courant d’air l’été (et oui, il fait aussi très très chaud en Corée) ou pour laisser communiquer les pièces. Les cloisons peuvent alors se replier et se suspendre par des clous au plafond (ce sont les rectangles blancs sur la photo qui suit).

Conséquences en chaîne, le mobilier est également adapté à cette vie par terre, avec de très basses tables, des petites commodes (enfin, ça porte sûrement un vrai nom…) et des canapés de sol !

Côté cuisine, on trouve plus de ressemblances avec ce qu’on connaît, au détail près du piment, en effet très présent dans les plats coréens !


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Séoul !

janvier 7th, 2009 by admin

Nous avons donc profité de cette semaine de repos pour aller faire un petit tour en Corée, où nous avons découvert une civilisation très riche et une ville très agréable.

Certes, nous n’avons pas eu chaud…

Il faisait à peu près moins 5, ce qui n’est quand même pas beaucoup. D’ailleurs, même les arbres étaient couverts !

Nous aussi bien sûr, mais avec une efficacité tout relative…

Malgré tout, cela valait la peine de se geler le bout du nez. Séoul n’est pas vraiment une jolie ville, mais elle s’étend au milieu de montagnes escarpées qui contribuent beaucoup à la beauté des lieux.

On trouve des collines dans la ville elle-même, comme celle de Namsan, sur laquelle est construite la tour de Séoul, ici vue de nuit, par un clair de lune tordue (une histoire de latitude paraît-il).

Nous avons donc bravé le froid pour nous promener dans la ville. Sur les quais de cette petite rivière, aménagés pour la balade dominicale, nous n’étions d’ailleurs pas les seuls courageux.

Par contre, nous n’avons vu que peu de temples dans la ville, ils seraient situés à l’extérieur, vers les montagnes. Nous en avons toutefois vu deux. Le premier, tout petit, en bois, était caché dans un quartier d’habitations traditionnelles, vers les palais.

Le second (Suguksa) fut encore plus difficile à trouver, quoique beaucoup moins discret, puisqu’il est entièrement couvert d’or !

Pour rester dans le traditionnel, nous avons également croisé l’une des anciennes portes de la ville.

Enfin, en au hasard de la ville, notamment autour du quartier de Myeong-dong et du City Hall, nous avons trouvé beaucoup d’immeubles intéressants.




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